Les rémunérations annuelles garanties des salariés non cadres de la métallurgie
pour les départements de l'Hérault, de l'Aude et des Pyrénées Orientales

Les salaires, en France, comportent un plancher absolu : c'est le SMIC horaire (salaire minimum interprofessionnel de croissance, fixé par le gouvernement seul après audition des organisations syndicales représentatives). Suivant le type d'horaires – temps partiel, temps complet (avec ou sans heures supplémentaires) ou temps annualisé – le salaire mensuel minimum garanti sera calculé de manière différente.

Mais pour limiter, autant qu'il est possible, l'arbitraire patronal en matière de fixation de salaires, les conventions collectives ou les accords de branches contiennent des grilles de classification qui fixent une échelle hiérarchique de salaires minimaux tenant compte de la qualification du salarié. Dans la branche métallurgique, le texte de référence concernant les classifications est l'accord UIMM du 21 juillet 1975 signé par les fédérations métallurgie de FO, CFTC et CFE-CGC.

La CGT et la CFDT n'ont pas signé ce texte : il contenait trop d'imprécisions, notamment l'ambivalence entre qualification du salarié – auquel fait constamment référence le texte – et la politique anglo-saxonne du salaire fixé en fonction non pas de la qualification du salarié qui l'occupe mais de la décision unilatérale de l'employeur de fixer le poids du poste en fonction d'un seul critère : la dépense qu'il accepte de faire pour le poste de travail.

Ainsi, le patron, d'une part, abandonne le critère de la force de travail que peut apporter le salarié à l'entreprise – justification du pouvoir d'achat qui lui est accordé –, et d'autre part, fixe le montant du salaire en fonction de la dépense consentie par le capitaliste, où par les cadres dirigeants qui agissent en son nom.

Accès aux tableaux des RAG 34-11-66 par année (de 2005 à 2012)

À part quelques modifications très particulières, vous observerez que le texte accompagnant les études annuelles est généralement identique. Ce n'est pas une erreur : la politique de l'organisation patronale UIMM Méditerranée Ouest est, à l'épaisseur du trait près, identique d'une année sur l'autre.

Les travailleurs savent intuitivement que cette politique aggrave leurs conditions de vie et de travail par la baisse du pouvoir d'achat, l'absence de reconnaissance de la qualification, la précarisation des emplois et les délocalisations. Les tableaux annuels des RAG et des primes d'ancienneté ainsi que les figures représentant l'évolution dans le temps comparée à la hausse des prix (mesurée par l'INSEE), montreront à chacun que leur intuition est bonne est qu'il faut un changement radical de la politique de rémunération.

C'est la volonté de la CGT de prendre part à ce changement radical avec l'ensemble des travailleurs. Rejoignez la CGT, préparons ensemble le changement.