22 août 2017
Emploi : les mensonges du patronat et du gouvernement

mardi 22 août 2017

Depuis 1973, la population active sans emploi a atteint des niveaux absolument indignes. Rappelons quelques chiffres. 440 000 chômeurs en 1973, 1 million en 1976, 2 millions en 1981, 3 millions en 2012, 3,8 millions en 2016. C’est une désolation de voir que le chômage se maintient à ce niveau.

Mais ce n’est pas tout : la même période a vu l’explosion des emplois précaires. Le nombre d’intérimaires et de CDD atteint, des records pitoyables. Aujourd’hui, c’est le quart de la population dite « active » (l’ensemble des personnes dont l’âge est compris entre 16 et 64 ans) qui connaît le chômage à temps complet ou la précarité.

Or, on connaît bien les causes de cette dégradation volontaire du marché du travail : c’est l’abandon par les gouvernements néolibéraux, notamment en Amérique du Nord et en Europe, de toutes les réglementations qui empêchaient les opérateurs sur les marchés financiers de faire n’importe quoi. Non seulement ces gouvernements néolibéraux sont coupables d’avoir donné satisfaction aux opérateurs – principalement les banques d’affaires et les fonds d’investissements – mais ils ont préparé les conditions de crises cycliques jusqu’à la crise de 2007-2008 dont on n’est pas près de sortir.

Pendant plus de quarante ans, les opérateurs financiers, les multinationales et tous les capitalistes ont accumulé des fortunes insensées. Mais cette classe d’héritiers et de parvenus, veut aller plus loin. Pour sa cause, elle a inventé trois principes ignobles : « libérer » les employeurs « traumatisés » par le code du travail ; baisser les pouvoirs d’achat tous azimuts : salaires, retraites, protection sociale ; sacrifier les budgets des collectivités territoriales et des services publics.

Un sursaut de la classe des salariés (y compris les chômeurs, les précaires et les retraités) est indispensable. Dès maintenant, préparons le 12 septembre, contre leurs crises et pour le progrès social.

Michel Perraud (ingénieur retraité ; militant CGT)


© La Marseillaise – 2017.